Page d'accueil Objectifs - Index - Abonnement - A paraître  - Documents  - Revues Soeurs - Textes  - Prochain numéro - Liens - Dernière Heure 

 

N° 08/05 - Mai 2008

 

L’islam de France par les sondages

J.M. Gaudeul

Les pages qui suivent font usage de plusieurs sondages effectués, à différentes dates, par différents organismes spécialisés. C’est dire qu’il ne faudrait pas tenter d’harmoniser leurs résultats comme s’il s’agissait d’une étude méthodique unique. C’est une même réalité qui est vue sous des angles différents et toujours limités. Chacune de ces études est utile, aucune ne suffit à rendre compte de l’ensemble. L’espace d’un numéro étant limité à une quinzaine de pages, on se limite à donner l’essentiel de chaque approche (et peut-être même pas cela). En d’autres termes, il n’est pas superflu de tenter la lecture complète des documents cités ici, en particulier :
- Les s
ondages IFOP réalisés pour Le Monde (30/11/89 ; 13/10/94 Supplément, XII pp. et 03/10/01) et le sondage IFOP réalisé pour La Croix (Janvier 2008)     
-
The Great Divide: How Westerners and Muslims View Each Other, sondage réalisé en 2006 par le Pew Global Attitudes Project (http://pewglobal.org/reports/display.php?ReportID=253)
- Rapport Au Politique Des Français Issus De L’immigration - rapport final, étude de Sylvain Brouard & Vincent Tiberj (CEVIPOF – Centre de Recherche politiques de Sciences Po), 2005.  
- Les tensions autour de l’immigration dans l’opinion : crispation et polarisation, étude de Sylvain Brouard & Vincent Tiberj (CEVIPOF – Centre de Recherche politiques de Sciences Po), 2006.
    

Pourquoi des sondages ?

Il est facile de formuler des jugements à l’emporte-pièce sur des personnes ou des situations. Il est plus difficile de justifier ces jugements ou d’en montrer le bien-fondé. La réalité est toujours plus compliquée que nous ne l’imaginons. Les chiffres aussi sont une façon de simplifier un donné complexe. Notre époque est friande de statistiques et d’évaluations chiffrées qui permettent de confirmer (ou d’infirmer) nos intuitions. La présence de musulmans en France suscite toujours une interrogation : « mais combien sont-ils ? » Nombreux ? pas nombreux ? trop nombreux ? pas assez nombreux ? Chacun juge en fonction de ses désirs ou de ses peurs. Même connus les chiffres seraient encore à interpréter dans la durée : en augmentation ?  en diminution ? Et les chrétiens, combien ?

La vérité, c’est que la législation française ne nous permet pas d’établir des recensements où les personnes seraient étiquetées en fonction de leurs opinions politiques ou de leurs convictions religieuses. La loi ne connaît que des citoyens ! Il y va de notre liberté.

Les chercheurs ont donc trouvé un moyen qui vaut ce qu’il vaut : les sondages. Choisir un échantillon de la population (comment ? c’est crucial pour évaluer les résultats) et supposer que l’ensemble de la population correspond à l’échantillon.

En présentant ici le résultat d’un certain nombre de ces sondages, nous devons donc garder à l’esprit que leur valeur n’est jamais totalement garantie. En choisissant telle sorte d’échantillon, en posant telle ou telle question, les chercheurs n’ont-ils pas gauchi les résultats d’une façon ou d’une autre ?  Pour chaque étude utilisée ici, les enquêteurs indiquent comment ils ont sélectionné leurs interlocuteurs, et comment ils ont évalué les résultats. Il n’en demeure pas moins que nous devons nous rappeler qu’il ne s’agit que de sondages et nous garder de leur donner une valeur absolue à laquelle ils n’ont jamais prétendu.  Ce sont des indications, des approches de la réalité. Cela dit, ces sondages nous permettent de découvrir des dimensions de cette réalité que nous aurions pu ne pas voir ni même imaginer. Comment répondent-ils donc à nos interrogations ?

1.    Y a-t-il des musulmans en France ?

La question peut surprendre ! En effet, en l’absence de tout recensement et de toute donnée objective, nous pensons qu’il existe en France des « musulmans ». Mais sur quels critères décidons-nous que telle ou telle personne est musulmane ? Notre première réponse se base souvent sur un postulat : les gens qui viennent de pays dits « musulmans » sont musulmans. Leurs enfants et petits-enfants sont classés, dans notre tête, comme musulmans.

Cette façon de compter nous vient d’une époque où les religions se partageaient le monde en aires géographiques données et où l’habitant de la France « appartenait » à une paroisse de sa naissance à sa mort. On trouve encore fréquemment de ces cartes du monde où les continents se colorent différemment en fonction de la religion. Cette vision – très traditionnelle – ravale les religions au niveau d’un simple héritage comme la langue ou la culture, et ne tient aucun compte de l’appel à la foi personnelle qui donné naissance au christianisme comme à l’islam.

En se basant sur cette vision « ethnique » de la religion, on a souvent tenté une première approximation du nombre de musulmans en se basant sur l’origine géographique des individus. Cette méthode aboutit aux chiffres suivants :

« En se fondant sur les pays d’origine et en ignorant le degré de pratique ou la revendication par ces populations de leur identité religieuse, A. Boyer  avance le chiffre de 4 155 000 musulmans en France :

Musulmans d’origine maghrébine : 2 900 000     

         Dont d’origine algérienne : 1 550 000

         Dont d’origine marocaine : 1 000 000

         Dont d’origine tunisienne : 350 000

Arabes du Moyen-Orient : 100 000       

Turcs : 315 000

Afrique Noire : 250 000

Convertis : 40 000

Demandeurs d’asile et clandestins : 350 000       

Asiatiques : 100 000

Autres         : 100 000

   Total : 4 155 000 » [1]

Évaluation médiane, tandis que d’autres ouvrages, proposent un total de 3,7 millions et d’autres encore de 6 millions. En l’absence de données exactes, chacun peut manipuler les chiffres à sa guise.

A l’inverse, une enquête[2] de deux chercheurs de Sciences-Po a pris grand soin de ne pas ethniciser le fait religieux et de ne pas « adopter une démarche essentialiste qui considère que toute personne issue d’une famille ou d’un pays musulman ne peut être que musulmane, une caractéristique par conséquent indépendante de la volonté et des convictions des individus »[3]. Ils ont donc étudié un échantillon d’un millier de français issus de l’immigration turque ou africaine et leur ont posé la question de leur appartenance confessionnelle :

« Dans notre échantillon représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans originaire d’Afrique ou de Turquie, un peu moins de 60 % des personnes interrogées se déclarent de confession musulmane. Dans deux échantillons représentatifs de la population française âgée de plus de 18 ans, environ 65 % des personnes interrogées se disent de confession catholique. Il y a confirmation d’une différence confessionnelle mais également d’une similarité dans les proportions. Comme il est abusif d’assimiler les Français et le catholicisme, il est caricatural de considérer comme synonyme d’une part les immigrés d’Afrique et de Turquie et d’autre part les musulmans. Il faut noter que près de 20 % des personnes interrogées originaires d’Afrique et de Turquie se déclarent sans religion contre 28% dans l’ensemble de la population. »

Voici comment leurs interlocuteurs répondent à la question : Pouvez-vous me dire quelle est votre religion si vous en avez une ?

 

Nombre

%

Catholique

126

12,6

Protestante

17

1,7

Juive

32

3,2

Musulmane

600

59,8

Bouddhiste

3

0,3

Autre religion

20

2,0

Sans religion

200

19,9

Ne veut pas dire

5

0,5

Total

1003

100,0

Suivant l’origine, l’appartenance confessionnelle revendiquée varie ainsi :

·         60% des personnes d’origine turque se déclarent musulmans,

·         61% pour les originaires d’Algérie,

·         57% pour les originaires de Tunisie,

·         77% des Français d’origine marocaine,

·         28 % pour les originaires des autres pays d’Afrique. Les catholiques et les protestants sont les plus nombreux chez les personnes originaires d’Afrique (respectivement 37% et 9%).

"Confirmant de ce point de vue, les résultats de l’enquête « Mobilité géographique et insertion sociale » de 1992, les sans-religion culminent chez les Français issus de l’immigration algérienne (25%)".  Les auteurs de cette enquête concluent : « Ne sont musulmans que les individus qui se déclarent être de religion musulmane ». Cette approche strictement religieuse écarte certaines expressions floues comme celle de « musulman sociologique » ou d’individu « de culture musulmane ». Ces expressions, cependant, laissent entendre que l’appartenance religieuse revendiquée ouvertement peut cacher une multitude d’attitudes concernant la pratique religieuse.

2.    Quelle pratique religieuse ?

Les sondeurs ont donc, à maintes reprises, tenté de cerner le degré de fidélité des musulmans à la pratique de obligations religieuses liées à l’islam. Les chiffres ci-dessous sont tirés d’un sondage qui interroge des gens choisis en fonction de leurs origines supposées musulmanes[4]. Ici encore, apparaît une différence entre l’appartenance supposée et l’appartenance réelle – avouée – des intéressés. La question de savoir si l’on est « croyant » ou « croyant-pratiquant » provient en droite ligne des enquêtes réalisées auprès des catholiques où cette distinction est devenue classique. L’étonnant est que des musulmans ont répondu aussi clairement à cette question : il semble qu’au fil des ans, la population musulmane de France en vient, par osmose, à penser son rapport à la religion à la façon des « autres » français.

Le tableau ci-dessous, partage ainsi les gens interrogés en cinq catégories assez floues mais assez constantes sur une période de près de vingt ans. Il en ressort qu’un tiers seulement des sondés se définit comme croyant-pratiquant et que près de 40% se disent simplement croyants exprimant ainsi une prise de distance avec le culte officiel. On note l’apparition d’une autre façon de se dissocier de l’islam : celle de ceux qui se disent « d’origine musulmane » mais qui refusent l’étiquette de « musulmans », soit un quart de l’ensemble.

Pratique en général

 

1989

1994

2001

2007

Croyants+ pratiquants

37

27

36

33

Croyants

38

42

42

38

D'origine musulmane

20

24

16

25

Autre religion

1

2

1

1

Sans religion

4

5

5

3

Ces chiffres sont à comparer avec ceux de l'ensemble des français, à la même période[5] où 56 % des français se déclaraient chrétiens et 4 % musulmans). Voici comment l'ensemble répondait à la question "vous considérez-vous comme…"

Croyant convaincu

24 %

Croyant par tradition

24 %

Croyant incertain

17 %

Sceptique

14 %

Incroyant

19 %

Ne se prononcent pas

2 %

Même si le premier tableau parle de pratique et le second de conviction, on ne peut qu'être frappé de la correspondance entre leurs données : les "croyants par tradition" ou "incertains" correspondent de façon frappante aux "seulement croyants" (environ 40 %), les "sceptiques" et "incroyants" formant un bloc de 33 % proche des 29 % qui se déclarent "d'origine.." ou "sans religion". Il semble bien que l'ensemble des français, quelle que soit leur affiliation religieuse - chrétienne, musulmane ou autre –, tendent à se situer de façon semblable par rapport à la dimension religieuse de l'existence. Évoluant dans un cadre légal où la foi et la pratique religieuse sont du strict ressort des choix personnels, les individus ne se laissent plus cataloguer suivant des appartenances confessionnelles héritées. La liberté religieuse se traduit par un émiettement des attitudes et des options.

Une série de questions portant sur certaines pratiques spécifiques de l’islam permettent d’affiner notre regard. Il s’agit toujours des sondages IFOP mentionnés ci-dessus :

Pratiques particulières

 

Oui

Non

 

1989

1994

2001

2007

1989

1994

2001

2007

Tout le Ramadan

60

60

70

70

40

40

30

30

Quelques jours en Ramadan

8

10

7

9

13

30

22

20

Mosquée le Vendredi

16

16

20

23

83

84

79

77

Prière quotidienne

41

31

33

39

59

69

66

61

Boit de l'alcool

35

39

35

34

65

61

64

66

 

On peut remarquer que la quasi totalité de ceux qui se déclarent croyants (71 %) s’appliquent à jeûner pendant le mois de Ramadan : si difficile qu’en soit l’observance, le Ramadan reste la pratique qui marque la fidélité du musulman à sa religion. Un certain nombre de personnes qui ne l’observent pas dans sa totalité tiennent, cependant, à « marquer le coup » en jeûnant quelques jours pendant le mois.

Par contre, on note que très peu de musulmans se rattachent à une mosquée ou à un lieu de culte officiel. Il y a quelques années, cela pouvait s’expliquer par le petit nombre de ces lieux de prière. Depuis, ils se sont multipliés mais plus des trois quarts continuent de les bouder. Il faut peut-être en chercher l’explication dans le fait que ces mosquées sont gérées par des musulmans fidèles à un islam plutôt traditionnel dans lequel le plus grand nombre ne se reconnaît pas. Certains continuent tout de même à prier quotidiennement chez eux, mais près des deux tiers avouent ne plus être fidèles à la prière quotidienne.

Un sondage plus récent[6] posait la question : « quand allez-vous à la mosquée ? », et obtenait les réponses suivantes :

- Au moins une fois par semaine

17

- Au moins une fois par mois

8

- Plusieurs fois par an

9

- Plus rarement

16

- Jamais

49

- Ne se prononcent pas

1

TOTAL

100

La même enquête demandait : « Lisez-vous le Coran ? », et recevait en réponse :

 

- Au moins une fois par semaine

20

- Au moins une fois par mois

12

- Plusieurs fois par an

11

- Plus rarement

26

- Jamais

30

- Ne se prononcent pas

1

TOTAL

100

Ainsi donc, même si les musulmans de France semblent un peu plus attachés à la pratique religieuse que leurs concitoyens chrétiens[7], leurs réponses dénotent un émiettement des attitudes, un effritement des croyances et un éloignement de la religion institutionnelle pour les deux tiers d’entre eux. On est loin – très loin – du conditionnement psychologique imaginé par l’opinion publique et encore plus loin de l’influence envahissante que l’on prête souvent aux « imams » dont, en fait, se tient éloignée la grande masse de leurs coreligionnaires.

3.    Des citoyens comme les autres ?

Comment ne pas se rappeler tant d’articles de journaux qui accusent les musulmans de France de se définir comme « musulmans » plutôt que comme « français » - comme membres d’une communauté religieuse plutôt que comme citoyens d’une nation moderne et laïque ? En dépit du fait que beaucoup de familles musulmanes se savent descendantes d’un aïeul qui a combattu pour la France lors d’une des deux guerres mondiales, l’opinion publique est sensible à des attitudes et des comportements de jeunes qui semblent se complaire dans la provocation – la Marseillaise sifflée au cours d’un match de foot est dans toutes les mémoires. S’agit-il d’un signe que la population musulmane reste imperméable aux valeurs de la nation française ? ou doit-on y voir simplement une manifestation du ressentiment de jeunes n’arrivant pas à trouver leur place dans la société ?

L’étude Brouard-Tiberj[8] demande d’abord aux personnes interrogées de se situer par rapport à la laïcité à travers la déclaration : « Les musulmans en France n'ont pas de problème pour pratiquer leur religion ». Les musulmans déclarés sont tout à fait ou plutôt d’accord à 57% (et 22% d’entre eux ne sont pas d’accord). Mais, en même temps, ils jugent la laïcité comme une valeur positive à 81%, et même : 83% la jugent nécessaire pour permettre aux gens de convictions différentes de vivre harmonieusement ensemble. Par ailleurs, seulement 1/3 des musulmans déclarés se considèrent tout à fait ou plutôt d’accord avec la phrase « un musulman doit suivre les principes coraniques même s’ils s’opposent à la loi française ».

S’ils sont 70% à souhaiter la création d’écoles coraniques sous contrat, ils sont aussi 67%  à vouloir tout aussi massivement que leurs enfants aillent dans une école publique sans éducation religieuse. Seuls 16% souscrivent à l’idée que « plus on est intégré à la population française, moins on est musulman ».

Cette étude confirme le retard de l’ensemble à s’inscrire sur les listes électorales. Mais cela n’empêche pas les gens de s’intéresser à la politique et de se situer par rapport aux grandes options politiques : 64% se disent plutôt de gauche, 10% plutôt de droite, et 24% ni de gauche ni de droite ! Au terme de leur enquête, les auteurs concluent :

« Les Français d’origine africaine et turque ne semblent pas cantonner leur nationalité à une question strictement juridique. Leur proximité à leurs compatriotes ne déroge pas de celles des Français en général. Et si les Français d’origine africaine et turque présentent des spécificités, religieuses par exemple, ceux-ci sont loin d’apparaître comme en marge ou en rupture avec la société française et ses principales valeurs. De ce point de vue, ces Français ne sont pas dans leur grande majorité dans une logique communautaire alliant identification minoritaire, rejet national et revendications particularisées. Sur bien des plans, à défaut de tous, l’intégration à la politique française semble au minimum comparable à celles des Français en général. En résumé, ce sont bien des Français et ce ne sont pas des Français contre les autres !

A un second niveau, les particularités sociales et religieuses des Français d’origine africaine et turque sont incontestables. Cependant, elles sont loin d’être systématiques. Ces caractéristiques différenciées marquent le niveau de dissemblance entre nos deux populations. Les Français issus de l’immigration africaine et turque sont politiquement plus à gauche que le reste de la population. L’importance accordée à la religion est substantiellement plus élevée. La religion prédominante est l’Islam, dont les normes demeurent très prégnantes chez les musulmans déclarés. Les attitudes à dimension antisémite sont aussi significativement plus fréquentes parmi les Français issus de l’immigration africaine et turque. Cependant, ces dissemblances ne sont pas uniformes quant à leur « sens ». Autrement dit, elles ne permettent pas systématiquement de faire des Français en général une norme à laquelle les Français d’origine africaine et turque devraient se conformer. Ainsi, si l’inscription sur les listes électorales est en retard, les placements sur l’échelle gauche–droite sont plus fréquents. De même, leur attachement au système démocratique semble plus prononcé ainsi que leur « sentiment de pouvoir, à leur niveau, faire bouger les choses dans le pays ». Autre exemple, l’intolérance sexuelle est à un niveau plus élevée mais l’autoritarisme est moins prononcé, malgré un sentiment d’insécurité[9] plus fort. »[10]

4.    QuelLe est leur relation aux « autres » ?

L’intégration entraîne une certaine capacité à vivre ensemble, et en particulier l’ouverture à la convivialité dans la nourriture et le mariage. D’où la question posée par les enquêteurs de Sciences Po aux musulmans déclarés :  « Vous êtes invité à manger chez un non musulman : quelle est votre attitude ? »

Réponse : 

 

Nombre

%

J'accepte sans aucun problème

103

17,2

J'accepte et j'éviterai de manger du porc et de boire de l'alcool

353

58,8

J'accepte si les aliments sont halal

129

21,5

Je refuse

13

2,2

Sans réponse

2

0,3

Total

600

100,0

Ainsi donc 76% acceptent de partager la nourriture des non-musulmans en réponse à une invitation de leurs voisins non-musulmans.

Une enquête plus récente[11] pose plusieurs autres questions en demandant comment on se situe : « Vous personnellement, trouvez-vous tout à fait acceptable, plutôt acceptable, plutôt pas acceptable ou pas acceptable du tout... ? »

 

%

Acceptable

Tout à fait acceptable

Plutôt acceptable

Pas acceptable

Plutôt pas acceptable

Pas acceptable du tout

NSPP

-  Qu'une fille musulmane épouse un non musulman

100

69

41

28

26

10

16

5

- Qu'un musulman se convertisse au christianisme

100

46

23

23